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Editorial

Cultiver Ma Féminité

Culture Queer

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Le Journal de Michel-e transgenre ou genre fluide

Avant-Propos

Le Contenu

Á travers les pages de mon site je parle sans détour de mon ambiguïté de genre, de mon évolution personnel et de l'exploration de ma part de féminité.

Ces pages ne pas destinées à n'importe quel publique sans explications préalables.

Le site est «labélisé contenu pour adulte » ce qui lui permet d’être détecté par les systèmes de contrôle parental ou de protection des mineurs.

L'usage du trait d'union.

Le grammaire impose le choix du masculin ou du feminin pour l'accord du genre, pour évité ce choix incompatible avec ma qualité d'intergenre, j'ai adopté l'usage du trait d'union entre la forme masculine et féminine.
Parmis les choix possibles, c'est le trait d'union qui me convient le mieux.

Mon Journal

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Introduction

Je suis transgenre ou genre fluide, quelque part entre homme et femme.

Bien que mon aspect masculin est presque sans ambiguïté (j’ai de petites seins suite à un traitement hormonal), une irrépressible partie de moi est féminine. Au fond de moi j’aimerais me débarrasser de mon sexe masculin car je l’ai toujours ressenti comme un obstacle entre moi et mes partenaires sexuelles (actuellement mon épouse).

Très souvent je me rêve avec un sexe féminin et en complète harmonie pendant l’amour.

Mon Actualité

17 mars 2017

Pourquoi ce silence ?
J’ai le moral dans les chaussettes… il y a quelque semaines la douane à intercepté mes hormones, j’ai reçu à la maison un courrier de celle-ci me signifiant l’illégalité de mes achats de médicaments nécessitant une ordonnance sur le net… Maintenant je n’ose plus en acheter.

Je me sens amputée d’une partie de moi, régulièrement des vagues de tristesse me gagne, heureusement passagères, mais régulières.

Dernièrement nous avons regardé les deux épisodes de la mini-série « Louis(e) », il y a une scène ou Louise (transgenre) craque car elle se rend compte qu’elle sera jamais une femme aux yeux de la majorité et que le poids du jugement est lourd à porter. (gloups !)

Mais bon, les signes du printemps se multiplient, la renaissance de la nature après l’hiver me fait toujours du bien…

Je ne sais pas encore quoi faire pour les hormones, mais mes seins ne diminuent pas, ou s’ils l’ont fait, je n’ai rien vu. Et surtout cette habitude d’enfiler tous les soirs une tenue de nuit féminine, m’aide énormément : faire entrer ma part de féminine dans une certaine normalité du quotidien me fait du bien.

Et pour terminer sur une note ludique, j’ai joué avec l’application « MakeupPlus » sur mon smartphone (androïde). Cette appli. me maquille en temps réel, le rouge à lèvre ,le mascara, etc vous suivent dans vos mouvement du visage… amusant.

Bise à toutes

18 novembre 2016

Mais pourquoi ne l’avais-je pas fait plus tôt ?

Le petit bonheur d’enfiler une robe de nuit avant de me coucher, qui il y a peu m’apparaissait comme impossible, me parait aujourd’hui tellement juste que j’ai presque l’impression que je fais ça depuis toujours. Vis-à-vis de mon épouse cela se normalise, le silence et la tension des premiers jours s’estompent, faisant place à une certaine habitude.

Je ne prends plus de T.H. depuis la mi-août car j’ai été opérée mi-septembre, ma psychologie s’est masculinisée (pensée agressive, mon regard sur les femmes à tendance à devenir plus dominateur, ...) et je n’aime pas ce retour en arrière. Je compte reprendre une T.H. dans les jours prochains. Ce sevrage m’a donné le courage d’agir : ma féminité perdant du terrain, j’ai due en reconquérir autrement en sortant ma lingerie de sa cachette. Il m’a aussi permis de me reconnecter à une énergie plus revendicatrice.

Il est clair que je me sens mieux, je suis en train de dépasser cette période de doutes.

28 octobre 2016

Je relève la tête : maintenant que ma garde-robe mérite mieux son nom, j’ai osé passé un nuit (et les suivantes) en nuisette ou en chemise de nuit longue. Mon épouse a été sans réaction et je prends cela comme de l’acquiescement. Parfois j’enfile un shorty pour la journée et je ne dissimule plus mes protège-slip qui rejoignent ceux de mon épouse dans la poubelle idoine. Et pour terminer, incroyable mais vrai, tout cela va dans le panier du sale linge comme n’importe quelle autre fringue. J’ai enfin osé intégré des gestes que je cachais depuis trop longtemps, même si mon comming out remonte à plusieurs années, je ne l’avais jamais confirmé dans mon quotidien.
Je compte aussi modifier mon t.h. (dianette + estrofem). Et j’envisage enfin avec plus de conviction de passer le test de personnalité, après mon adaptation à mon nouveau t.h.

Bise à tous et à toutes.

14 octobre 2016

Lentement mais surement, je remonte la pente. Je me suis offert 2 brassière de sport, elle sont absolument invisibles sous les habits, c’est génial. Hier j’en ai porté une sous mon polo pendant l’entrainement, ce fut de nouvelles sensations sportives vraiment très agréables…

C’est en parcourant le site culotte.me (sans www) que j’ai trouvé le conseil à propos des brassières.

Bise smily

4 octobre 2016

Bonjour à tous/toutes,

Comme je l’ai laissé paraitre dans le journal, je n’ai pas le moral au beau fixe… Mais aujourd’hui je vais vous raconter une anecdote qui m’a mis un peu de baume au cœur.

Un jour une personne de ma famille, résidant à l’étranger, vient loger quelques jours chez nous. La sachant curieuse pour ne pas dire fouineuse, mon épouse me propose de déplacer mon armoire contenant mes sous-vêtements (et lingerie, nuisette, …) dans la nouvelle salle de bain puisque nous lui cédions l’ancienne et surtout nous voulions éviter la justification de cette lingerie qui manifestement n’appartient pas à ma femme.

Je profite de cette occasion de mettre une peu d’ordre dans mon tiroir « féminin » et je range dans notre garde-robe tout ce qui n’est pas de la lingerie pour faire de la place.
Ranger mes vêtements féminins dans la garde-robes au même titre que les autres, c’était une manière de légitimer ma féminité, et ça fait plaisir.

Bise.

16 septembre 2016

Bonjour à toutes ou à tous,
je sorte enfin de mon mutisme et c'est grâce à vos lettres me demandant des nouvelles.

Pour le moment je suis pleine d'inertie, sûrement car j'ai peur d''être déçue du résultat du test de Rorschach ou peur que ça n'aille pas dans le sens espéré, de ne pas être reconnue dans ma part de féminité.

Depuis la mi-août j'ai arrêté les hormones car je devais subir une intervention chirurgicale (je suis actuellement en convalescence) car je me suis laissé lire que l'œstrogène pouvais gêner la cicatrisation... Et je n'avais pas, non plus, envie qu'elles soient detectées lors d'un examen sanguin.

Je me sens vide de sens et d’énergie, je dois faire un effort pour m’intéresser à ce qui se passe autour de moi. Dès que les agrafes seront retirées je reprendrais mon régime hormonal normal pour voir si je me sens mieux avec que sans.

Bref je suis dans une attente de je ne sais quoi, après ma convalescence, cela ira mieux sans doute.

29 juillet 2016

Voici une réflexion sur ma féminité intérieure que j’ai eu pendant que j’écrivais à une amie.

Extrait.
[…] D’un côté je ne me sens pas transsexuelle car je ne me reconnais pas dans leur discours. Mais en même temps je les envie et admire car elles ont osé se mettre en accord physiquement avec leur état intérieur. Je ne sens pas être une femme prisonnière dans un corps d’homme, mais ma volonté de féminisé mon corps est certaine et l’idée d’être opérer pour avoir un vagin plutôt qu’une verge me traverse l’esprit très régulièrement.

Actuellement mes seins se voient : des regards, des plus furtifs au plus insistants, au niveau de ma poitrine sont presque quotidiens. C’est un petit instant de bonheur qui m’envahit quand c’est une femme me les regarde, car je me dis : « oui, j’ai une poitrine, comme toi. Les sensations qu’elle te procure je les connais ». De cette proximité intime, nait la sensation fugace « d’être entre femme ». Et je me sens féminine car j’ai au moins cela en commun avec cette femme.

Rêver d’un pantalon qui moule mon mont de vénus plutôt que mon paquet « service trois pièces » relève du même mécanisme : le bonheur de me voir femme dans le regard d’une femme.

C’est en écrivant ces lignes que je comprends réellement l’analyse systémique familiale du psy. J’ai grandi en étant sûre que je serais aimée par ma mère qu’en étant une fille (être une femme dans le regard d’une femme). D’ailleurs, je n’ai rien ecrit rien d’autre il y a plusieurs années dans le troisième paragraphe de la page « Il était une fois »

J’ai envie de croire qu’il serait possible de féminiser mon corps et vivre comme maintenant comme un homme, socialement je ne vois pas ce qui m’empêcherais de le faire. Mais, suis-je en train de me leurrer ? En tous cas mon trouble d’identité de genre est patent et structurel (on ne me changera pas), j’ai besoin de professionnel(les) pour évoluer sans dérive. […]

Et je n’ai pas encore pris de rendez-vous pour le test de Rorschach, c’est pas bien.

À suivre…

19 juillet 2016

Bonjour à toutes et à tous,
Enfin j’ai eu cette consultation avec le psy du centre de Sexologie et des Troubles de l´Identité du Genre.
À l’issue cette troisième rencontre, il est déjà évident que je ne suis pas transsexuelle, c’est claire. Je ne me suis jamais sentie comme telle : j’ai toujours eu envie d’être une femme et mon corps n’est pas celui je désire, mais je n’ai pas cette sensation que la nature s’est trompée, je ne me sens pas être une femme dans un corps d’homme. Je suis un homme avec une féminité incontournable.

Le psy me demande de faire un test de personnalité (de rorschach) pour confirmer par élimination son diagnostic. Son diagnostic qui est : que je suis en conflit avec ma violence phallique, car mon entourage familial ne donnait pas une image positive de l’homme. Enfant, j’ai donc réprimé cette violence masculine et développé un comportement plus féminin et plus acceptable pour mon entourage puisqu’un enfant cherche à plaire à sa famille. Mais à la longue ce conflit mène à une angoisse et une tristesse de fond, celles-ci sont calmées par le prise d’œstrogène.

Cette envie de féminité est donc structurelle et fait partie de ma personnalité. Par conséquent, y a donc deux choses à régler : 1° mon angoisse et 2° trouver un point de confort (un équilibre) socialement acceptable pour gérer ma féminité et me débarrasser de la culpabilité qu’elle engendre.

C’était aussi notre dernière entrevue, car après le test de Rorschach, il me conseil une sexologue spécialisée.
Ma première impression était donc la bonne, la médecine ne cherche plus à corriger ou à réprimer (ça, merci, je le fais très bien toute seule) mais bien à trouver avec la(le) patient(e) un équilibre acceptable pour tous, entre masculinité et féminité.

Sans doute que dans un futur à moyen terme j’arrêterais les hormones avec l’aide d’antidépresseur dans un premier temps. Pour le moment ces hormones font partie de mon équilibre. Je suis contente d’avoir une perspective de vie plus heureuse car je sais que je ne devrais rien abandonner de ma féminité pour trouver un équilibre plus constructif. Je suis craintive et à la fois curieuse du chemin devant moi.

Je m’attèle maintenant à répondre à vos avis.

Bise

10 juillet 2016

Bonjour à toutes
Oui je sais… je n’ai pas encore répondu à votre courrier, c’est pas bien !
J’ai déjà publié vos avis et questions, les réponses arriveront dans les jours prochains.

Bise

10 juillet 2016

Hier, pour me remonter le moral, j’ai fait les soldes :
J’ai renouvelé quelques vieux soutiens et j’ai fait un tour chez Desigual…
SG chair
Un soutien sans armature taille 42 en dentelle chair : douceur et transparence smiley
SG blanc
Encore sans armature taille 42 de chez H&M, blanc
SG noir
Et le même en noir
SG  brasière
Toujours H&M type brassière, très légèrement paddé.
t-shirt V
Chez Desigual, j’ai flashé sur ce t-shirt rouge…
bandeau
bandeau
… sur cette salopette courte en bandeau, quand je l’ai essayé j’ai eu la joie de me rendre compte que j’avais assez de poitrine pour la portée. Bonheur !


26 mai 2016

Nouvelles du front : j’ai trouvé un nouveau fournisseur, je prends de l’estrofem à la place de la dianette (diane 35), il n’y a pas d’anti androgène, tant mieux car le moral n’est pas au top. J’ai aussi convenu d’une date avec le Centre de Sexologie et des Troubles de l´Identité du Genre, le 28 juillet…
Je prends conscience combien je me fatigue et je me mine le moral de me maintenir dans mon rôle d’homme qui est tellement ancré en moi que je n’ose pas à m’en libérer. Cette « traversée du désert » me permet de mieux préciser mon ressenti et mon mal-être, cela pourra m’être utile lors de ma future visite chez le psy…
Tenir, il faut tenir jusque-là.

Merci de votre fidélité, ces derniers temps je ne publie pas tous vos avis, je m’efforcerais d’y répondre peu à peu.

Bise à toutes

12 mai 2016

Le ministre de la Justice Koen Geens travaille à des règles permettant de changer de sexe juridiquement sans nécessairement suivre un traitement hormonal, subir une stérilisation ou des opérations pour changer de sexe. L’information est confirmée par le cabinet du ministre
Information Belga

Woaaaw, merci Monsieur le Ministre, cela fait du bien cette lumière face à l’obscurantisme ambiant.

7 avril 2016

Coup de gueule !
Moi qui avais quelque peu remonté la pente… la secrétaire du centre m’a appelé pour remettre le r.d.v. (encore !) du 4 avril : le psy est en congé ! Là j’accuse le coup, vraiment, je commence à douter de son implication ou de son professionnalisme. Il doit me rappeler, je lui laisse une semaine après les vacances de pâques. Après je lui demanderais par l’intermédiaire de la secrétaire, des explications sur ses réelles dispositions à mon égard.

Et une tuile n’arrivant jamais seule, 121doc.net ma pharmacie en ligne, ne livre plus en Belgique. Au secours, je régresse, rien ne va plus. Me voilà à la recherche d’une autre pharmacie en ligne fiable aux prix honnêtes.

Juste au moment où je voulais passer à la vitesse supérieure dans mon traitement en prenant un anti-androgène (finastréride), car je n’attendrais pas le bon vouloir du centre plus longtemps, après ma première visite je veux marquer le coup : Oui je suis transgenre, oui je veux vivre dans un corps féminin, oui je suis prête à mettre ma santé en jeux s’il le faut, et oui je balance par-dessus l’épaule tous mes beaux principes de prudence. M….. à la fin !

Mais je reprends un peu de poil de la bête, et je vais m’occuper du courrier en retard.

RTA