Sommaire

Editorial

Cultiver Ma Féminité

Culture Queer

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Le Journal de Michel-e transgenre ou genre fluide

Avant-Propos

Le Contenu

Á travers les pages de mon site je parle sans détour de mon ambiguïté de genre, de mon évolution personnel et de l'exploration de ma part de féminité.

Ces pages ne pas destinées à n'importe quel publique sans explications préalables.

Le site est «labélisé contenu pour adulte » ce qui lui permet d’être détecté par les systèmes de contrôle parental ou de protection des mineurs.

L'usage du trait d'union.

Le grammaire impose le choix du masculin ou du feminin pour l'accord du genre, pour évité ce choix incompatible avec ma qualité d'intergenre, j'ai adopté l'usage du trait d'union entre la forme masculine et féminine.
Parmis les choix possibles, c'est le trait d'union qui me convient le mieux.

Mon Journal

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Introduction

Je suis transgenre ou genre fluide, quelque part entre homme et femme.

Bien que mon aspect masculin est presque sans ambiguïté (j’ai de petites seins suite à un traitement hormonal), une irrépressible partie de moi est féminine. Au fond de moi j’aimerais me débarrasser de mon sexe masculin car je l’ai toujours ressenti comme un obstacle entre moi et mes partenaires sexuelles (actuellement mon épouse).

Très souvent je me rêve avec un sexe féminin et en complète harmonie pendant l’amour.

Mon Actualité

15 novembre 2017

Bonjour à tou·tes·s,
Face à mon long silence dans ce journal, vous êtes plusieurs à me demander comment je vais.

Je me sens plus appaisé·e que je ne l’étais, en effet mon journal était un espace où ma part de féminité pouvait exister faute de mieux dans la vie réelle. Mais au grès de mes différentes expériences de féminisation pendant toutes ces années, j’ai fini par trouver un point de confort. Ma part de féminité est sortie du placard et s’est intégrée dans ma vie.
J’en ai pris conscience il y a un mois, quand j’ai acheté un nouveau blouson en cuir style motard. Son style est très viril, et pourtant j’aime beaucoup le porter autant que ma lingerie fine.

Je suis rassuré·e car mes acquis féminins, corporel et matériel, sont définitifs :
1° ma poitrine semble stable, tant sur la forme que sur la sensibilité car elle reste une zone érogène.
2° l’habitude de porter de la lingerie de nuit pour dormir, l’utilisation de protège slip, mettre à l'envie des shorties est quotidienne.

Mine de rien, ma partie féminine s’exprime tous les jours, et donc plus de frustration, j’assume mieux maintenant ma partie masculine qui n’est plus l’horrible enveloppe qui me forçait à tenir ce rôle d’homme…
Mon point de confort est le suivant : OK physiquement je suis un homme, et ce sera toujours dommage dans l’absolu, mais avec une poitrine et pouvoir agir comme une femme dans certain aspect de ma vie me permet de vivre au féminin dans une proportion qui semble me convenir.

Juste un bémol, je voudrais diminuer l’impact visuel de la bosse de mon entre-jambes.
S’il y a encore une chose que je vous envie mesdames c’est la façon qu’a un pantalon de vous mouler le mont de vénus…

Quoi qu’il en soit, je suis convaincu·e d’avoir quasi atteint ce point de confort dont on m’avait parler il y a des années. Mes interventions se sont donc naturellement raréfiées.

Mais ce journal n’est pas mort pour autant…


Bise à tou·tes·s, merci de votre fidélité…

30 juillet 2017

Aujourd'hui prise de mes mensurations : wahou !
1° je commence à maigrir et sans trop d'efforts puisque je limite un maximum ma consommation de sucre seulement.
2° Mon impression était juste j'ai pris un centimètre de tour de poitrine et perdu un centimètre de tour de buste. Mes seins "pointent" vers la catégorie simple A !
Mais j'ai perdu du cul et des cuisses...(it's the bad new !)

Bon, il faut continuer à perdre du poids, histoire de ne plus me servir de rallonge de soutien-gorge pour rester dans la taille 100AA (taille française), parce que pour trouver du 105AA tu rêves et en technicolor. Et moi justement qui rêve d'un soutien balconnet ! (pince-toi ma vieille !)

Et pour passer du coq à l’âne ; j’apurerais mon courrier en retard la semaine qui viens.

Bise

21 juillet 2017

Patience les filles, je serais de retour demain, je tâcherais de répondre le plus vite possible.
Mes vacances m’ont été profitable, soleil, détente, promenade… Je crois aussi avoir pris un peu des seins. smiley

à bientôt, bise

12 juillet 2017

Je suis en vacances dans un gîte rural, mes « fenêtres » d’accès à l’Internet sont étroites à cause de quelques soucis technologiques. Je répondrais donc au compte-gouttes à votre courrier (il y en a trois en attente).

Bise à toutes

7 juillet 2017

Coucou à toutes,

Hier, mon patron a posé une main sur mon épaule pendant qu’il nous parlait (à moi et à mon collègue). Pourquoi ce geste ? Ce n’est vraiment pas son genre. Ce n’est pas la première fois qu’un collègue fait cela depuis ma seconde puberté. J’ai l’impression qu’il contrôlait la présence d’une bretelle de soutien-gorge.
Est-ce que je pars en sucette, quand je pense cela ?

En ces temps estivaux, je m’habille léger et mes seins sont d’autant plus visibles…Surtout que je ne fais rien pour les dissimuler. Que du contraire, souvent en rue je marche bien droite en regardant le reflet de mes formes dans les fenêtres et les vitres. J’adore prendre pleinement conscience de la présence de mes seins. Et quand je croise une femme toute aussi droite et toute aussi sûre de ses charmes j’ai le cœur qui bat en pensant avec délice « moi aussi je connais ce plaisir de se sentir féminine, je sais… ». Rien qu’en écrivant ces lignes ma poitrine se tend et une douce sensation est en train de m’envahir…

Mais je digresse, je voulais juste faire comprendre qu’en été mes seins doivent interpeler d’avantage que normalement. Revenons à mon questionnement : que pensent les autres hommes de ma poitrine ? Que s’imaginent-il ? Fantasment-il sur ma vie avec une poitrine ? M’envient-ils ? Me trouvent-ils ridicule ?

De toute façon je n’en saurai rien, mais je suis curieuse de ce qu’ils pensent quand ils constatent que je n’en porte pas !

Bise à toutes

22 juin 2017

Avec mes plus plates excuses, je viens seulement de répondre au courrier (3 janvier 2017) de Diatomée. smiley

12 juin 2017

Bonjour à toutes,
Le courrier de Patou, m’a fait me rendre compte à quel point j’avais intégré corporellement le fait d’avoir une poitrine.
Je vais tenter avec cet article de vous décrire ma vie avec ma poitrine.

Au début de sa croissance, j’ai redouté sa présence : la peur des regards, la peur de me tromper et de me retrouver avec des seins que je ne désirais pas vraiment, comment la justifier, quelle taille aura-t-elle ?. Mais j’étais aussi pleine d’espoir d’une nouvelle vie avec de merveilleuses sensations mammaires quotidiennes. Je désirais renouer de façon définitive avec les sensations que j’ai connues lors de mes perfusions mammaires. Balancées entre mes angoisses et mes espoirs, j’ai donc commencé ma T.H. il y a déjà huit ans d’ici.

Si au début de ma transformation, les sensations physiques et psychiques ont été fortes, le temps passant j’ai intégré mon nouveau schéma corporel. Contrairement aux fantasmes que je nourrissais au début, avoir des seins au quotidien, n’est pas un orgasme continu ! smiley
J’ai même cru qu’elle serait une source d’excitation supplémentaire, le fantasme pornographique de la jouissance d’une femme dont les seins sont pétris avec avidité.
Et non !
Bien que, quand je suis sexuellement excitée, mes seins étant devenus une zone érogène, je les sens se raffermir, mes mamelons durcir et devenir très fémininement et agréablement sensible. Mais mes seins ne participent que partiellement à l’orgasme. En temps normal ma poitrine n’est qu’une partie de moi, au même titre que les jambes ou les bras. Elle ne m’excite pas en tant que telle, elle est juste une zone érogène secondaire.

J’ai découvert cette incroyable et inattendue banalité d’avoir des seins, les sentir bouger quand je cours par exemple, ou les frôler quand je cherche mon portefeuille, ne sont que des sensations normales dénuées de sensualité.

Quand j’enfile une chemise de nuit ou une nuisette, que mon corps prend naturellement sa place, que mes formes sont en concordance avec ce que je porte, comme une femme, je vois mes seins comme une preuve de ma féminité sans plus, c’est un plaisir en soi, et cela n’a rien de sexuel.

Cette banalité n’est-elle pas la preuve de ma féminité ? J’ai des seins ce n’est pas extraordinaire, mais je suis bien maintenant.

2 juin 2017

Après une (trop) longue interruption, je reprendre mon T.H. Initialement je l’avais stoppé en vue d’une intervention chirurgicale, m’étant laisse lire que l’œstrogène gênerait une bonne cicatrisation. (Je suis un peu sceptique quant à cette affirmation : toutes les femmes cicatrisent-elles mal ?)

Un fois sortie de ma convalescence, j’avais décidé de reprendre mon T.H. et pour ce faire, j’ai commandé mais hormone sur mon site habituel… Mais mon colis est resté coincé en douane et détruit. smiley

Et oui, il est illégal d’importer des médicaments, même que c’est puni par la loi ! J’ai reçu un recommandé du service des douanes Belge, me "rappelant" la loi et que c’était bon pour une fois (ouf) mais que la prochaine fois je serais bonne pour une amende (salée), et que cela pourrait aller jusqu’à la prison. Ouais bon d’accord pour le principe, mais p… c’est à MES risques et périls, je ne trafique rien, c’est juste de la conso perso.

Cela m’a plongée dans une déprime, qui n’a pris fin que ces jours derniers. Le printemps aidant et le soutien moral de certaines d’entre vous, je suis maintenant la tête hors de l’eau.

Si aujourd’hui je peux reprendre mon T.H. c’est grâce à l’une d’entre vous qui m’a fait merveilleux cadeau, j’ai maintenant le temps de trouver un endocrinologue sereinement. Histoire d’arrêté de bricoler dans mon coin.

J’ai donc repris la rédaction de mon journal de la page "traitement hormonal".

Bise

31 mai 2017

C’est super porter un body, j’en achèterais d’autre, mais pour le moment je cherche un (ou deux) combi-short pour compléter ma garde-robe de nuit. Pour les nuits d’été c’est plus léger.

Bise

31 mai 2017

Bonjour les filles,
Me voilà d’humeur badin ce matin.
Je me suis rendue compte hier soir que je remplissais mieux un soutien que je n’avais plus porté depuis longtemps. Je sais que j’ai un peu grossi du ventre, mais des seins aussi !! Malgré que je suis de très nombreux mois que sans œstrogène, ma poitrine peut évoluer dans le bon sens.
Conclusion : Les mises en garde à propos de la féminisation par les hormones sont justes, les modifications corporelles sont à vie, la testostérone ne diminue pas les volumes acquis (ou si peu).
Donc pour toutes celles qui voudrais se féminiser avec des hormones… attention c’est irréversible !

Bon, trêve de mise en garde, je ne bouderais pas plus longtemps le plaisir de vous partager la joie de vivre avec des seins. Parfois je croise des regardes qui reste accrochés une fraction de seconde à hauteur de ma poitrine, car même un bonnet A se remarque bien, mais je suis fière de mes seins et j’adore les sensations qu’ils me procurent dans mon quotidien. Je ne pourrais plus vivre sans. Et savoir qu’ils évoluent avec mon poids me comble fémininement. Je ne regrette pas l’époque quand je devais rembourrer mes soutifs pour rêver à celle que je voulais être, maintenant je touche ma poitrine, je ne rêve plus, ils sont devenus partie intégrante de ma féminité et ma sexualité. Ah si mes fesses avaient suivi la même évolution, ce serait parfait.

Bise à toutes

18 mai 2017

Voici le body que je me suis commandé.
body Etambody Etam

16 mai 2017

Bonjour à toutes,
Les jours passent et je vais de mieux en mieux, j’ai de petits projets :
a) Modifier le site pour le rendre plus lisible sur un portable.
b) M’acheter un ou deux bodies.
c) Répondre au courrier en retard.
d) Voir en endocrino.
Voilà, voilà… J’ai commencé par le retard de courrier.

Je vous embrasse.

5 mai 2017

Je renouvelle le contenu de la page lingeries.
Dans la partie « lingeries fine » je montre une lingerie compatible à ma morphologie.
Par exemple les balconnets pigeonnants à souhait ne correspondent pas du tout à ma stature et mes seins auraient bien du mal à les remplir… et donc ce type de lingerie n’est pas choisie dans cette « collection ».

La partie « lingerie sexy », là par contre, seule la séduction joue, c’est ce que j’aurais aimé porter si j’avais été une femme de naissance. Je me permets de fantasmer un peu.

Cette page continuera d’évoluer au fil du temps.

5 mai 2017

Coucou me revoilà (enfin), je remonte la pente, la femme qui est en moi retrouve ses marques malgré l’absence (passagère j’espère) d’œstrogène. Aujourd’hui je porte un shorty rose avec un protège-slip. (Zut c’est le dernier de la boite, je dois en acheter…). Ça fait si longtemps que je me « contentais » de mes slips d’homme.
Tant que j’y suis… Outre qu’en mettant des protège-slips je cultive ma féminité, mais le second effet kiss cool c’est l’état de propreté de mes sous-vêtements quand mon épouse les manipule pendant la corvée lessive.

Changeons de sujet, les hormones, depuis l’interception par la douane de ma commande, je n’ose plus trop utiliser ce canal d’approvisionnement. Je vais donc me tourner vers un endocrinologue, j’espère que cela va être positif.

Voilà, je suis bien contente de reprendre du poil de la bête, la vie est bien plus agréable hors du placard.

Bise à toutes

19 avril 2017

En Belgique, notre gouvernement est entaché par l’extrême droite nationaliste flamande, mais parfois il faut le reconnaitre nous sommes encore dans un pays progressiste…

www.levif.be/actualite/belgique/transgenres-rendre-plus-facile-les-changements-d-identite


Le moral : Pour le moment je vis au jour le jour, très lentement ma tristesse faiblit…

Messages perso :
Pour Patou, vaut mieux tard que jamais… Grand merci pour ta proposition que j’accepte.
Pour Chris, je n’ai pas de nouvelles de ta part, j’espère que ne va pas trop mal…

Bise à toutes

17 mars 2017

Pourquoi ce silence ?
J’ai le moral dans les chaussettes… il y a quelque semaines la douane à intercepté mes hormones, j’ai reçu à la maison un courrier de celle-ci me signifiant l’illégalité de mes achats de médicaments nécessitant une ordonnance sur le net… Maintenant je n’ose plus en acheter.

Je me sens amputée d’une partie de moi, régulièrement des vagues de tristesse me gagne, heureusement passagères, mais régulières.

Dernièrement nous avons regardé les deux épisodes de la mini-série « Louis(e) », il y a une scène ou Louise (transgenre) craque car elle se rend compte qu’elle sera jamais une femme aux yeux de la majorité et que le poids du jugement est lourd à porter. (gloups !)

Mais bon, les signes du printemps se multiplient, la renaissance de la nature après l’hiver me fait toujours du bien…

Je ne sais pas encore quoi faire pour les hormones, mais mes seins ne diminuent pas, ou s’ils l’ont fait, je n’ai rien vu. Et surtout cette habitude d’enfiler tous les soirs une tenue de nuit féminine, m’aide énormément : faire entrer ma part de féminine dans une certaine normalité du quotidien me fait du bien.

Et pour terminer sur une note ludique, j’ai joué avec l’application « MakeupPlus » sur mon smartphone (androïde). Cette appli. me maquille en temps réel, le rouge à lèvre ,le mascara, etc vous suivent dans vos mouvement du visage… amusant.

Bise à toutes

18 novembre 2016

Mais pourquoi ne l’avais-je pas fait plus tôt ?

Le petit bonheur d’enfiler une robe de nuit avant de me coucher, qui il y a peu m’apparaissait comme impossible, me parait aujourd’hui tellement juste que j’ai presque l’impression que je fais ça depuis toujours. Vis-à-vis de mon épouse cela se normalise, le silence et la tension des premiers jours s’estompent, faisant place à une certaine habitude.

Je ne prends plus de T.H. depuis la mi-août car j’ai été opérée mi-septembre, ma psychologie s’est masculinisée (pensée agressive, mon regard sur les femmes à tendance à devenir plus dominateur, ...) et je n’aime pas ce retour en arrière. Je compte reprendre une T.H. dans les jours prochains. Ce sevrage m’a donné le courage d’agir : ma féminité perdant du terrain, j’ai due en reconquérir autrement en sortant ma lingerie de sa cachette. Il m’a aussi permis de me reconnecter à une énergie plus revendicatrice.

Il est clair que je me sens mieux, je suis en train de dépasser cette période de doutes.

RTA